Nous souhaitions une campagne municipale tournée vers les projets, les idées et l’avenir d’Escatalens. Une campagne respectueuse, fondée sur le dialogue et le débat démocratique, sans attaques personnelles ni procès d’intention.
Cependant, face à des accusations publiques graves et infondées, relayées notamment sur les réseaux sociaux, il nous paraît indispensable d’apporter des éléments factuels et de rétablir la vérité avec calme et transparence.
Notre liste citoyenne "Escatalens 2026" est accusée, nous citons : de "mensonges" et de "conflit d’intérêts", laissant entendre que nous défendrions des intérêts privés au détriment de l’intérêt général.
Ces accusations sont totalement infondées. Les faits méritent d’être posés clairement.
1 Une situation encadrée par le droit et une chronologie sans ambiguïté
Oui, l’un de nos colistiers est co-propriétaire du terrain concerné par l’enquête publique relative à un projet de construction et d’aménagement d’un équipement sportif. Lui, comme nous, avons appris cette information fin janvier 2026, en pleine campagne électorale, et bien après la déclaration de candidature de notre liste.
Il est donc essentiel de rappeler la chronologie précise des faits :
Printemps 2025 : constitution de notre collectif citoyen
Été 2025 : finalisation de notre liste
28 octobre 2025 : annonce officielle de notre candidature dans La Dépêche du Midi
20 janvier 2026 : publication par la mairie de l’avis d’enquête publique avec procédure de déclaration d’utilité publique (DUP);
Du 2 au 17 février 2026 : déroulement de l’enquête publique, à quelques semaines des élections municipales.
La procédure de DUP a donc été engagée par la municipalité actuelle bien après la constitution de notre liste et l’engagement de ce colistier.
Dès que cette situation a été rendue publique, nous avons collectivement acté que, si nous sommes élus, ce colistier :
se mettra systématiquement en retrait de tout dossier concernant ce terrain,
et ne participera à aucun débat ni à aucune décision municipale s’y rapportant.
Ce retrait n’est pas un choix politique : c’est une obligation légale, strictement encadrée par le droit. Nous nous y conformerons pleinement, car c'est la loi.
Pour résumer, trois mois après l’annonce de notre candidature, la municipalité sortante a choisi de lancer une procédure de DUP, pouvant conduire à l’expropriation de l’un de nos colistiers. La liste adverse, qui incarne la continuité de cette majorité, nous reproche ensuite publiquement cette situation que nous n’avons ni initiée ni souhaitée. Nous dénonçons la malhonnêteté de cette attaque, qui n’a d’autre objectif que de détourner l’attention des véritables enjeux de notre commune.
2 Recentrer le débat là où il doit être, sur le projet, pas sur les personnes
Les positions que nous défendons sur ce projet sont publiques, cohérentes et constantes. Elles sont détaillées depuis plusieurs mois sur notre site internet et lors de nos réunions citoyennes.
Elles ne sont guidées par aucun intérêt personnel, mais par notre vision d’une gestion communale responsable et respectueuse des habitants.
Nous ne sommes ni opposés au sport, ni au développement du village. Nous demandons simplement :
une concertation réelle avec les habitants (lors de notre réunion citoyenne, près de 150 personnes étaient présentes et aucune n’avait connaissance de ce projet) ;
une évaluation budgétaire réaliste et transparente ;
une implantation cohérente avec la tranquillité et l’équilibre du centre du village ;
et la priorité donnée à l’entretien des équipements existants avant tout nouveau chantier.
Nous rappelons également que nous ne portons aucun projet de lotissement sur ce secteur. Les 5 hectares déjà ouverts à l’urbanisation par la municipalité actuelle autour du " cœur de biodiversité " nous semblent largement suffisants. Là encore, les faits sont vérifiables.
Le véritable débat doit donc porter sur l’opportunité, le coût, l’emplacement et la méthode de ce projet, et non sur la situation personnelle d’un colistier qui respectera strictement le cadre légal.
3 Une pratique démocratique qui a déjà existé à Escatalens
Il est par ailleurs utile de rappeler que la commune a déjà conduit, par le passé, des projets municipaux sur des terrains ayant appartenu à des élus ou à leurs familles, sans que cela n’ait jamais été considéré comme un frein à la démocratie, dès lors que les règles de déport et de transparence étaient respectées.
C’est précisément cette même exigence que nous appliquons aujourd’hui.
4 Notre engagement reste intact
Nous continuerons à défendre :
la transparence,
la concertation citoyenne,
le respect des habitants,
et une vision du développement communal raisonnée, équilibrée et adaptée à l’échelle d’Escatalens.
Nous refusons les attaques personnelles, les amalgames et les raccourcis démagogiques.
Nous leur opposerons toujours des faits, des dates et une méthode démocratique, avec constance et sérénité.
Nous regrettons que certains préfèrent la calomnie et la diffusion de contre-vérités au débat de fond et à la confrontation des projets. Les habitants d’Escatalens méritent une campagne municipale digne, respectueuse et tournée vers l’avenir.
Nous remercions chaleureusement toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent, nous écrivent, nous interpellent et participent à nos rencontres.
Votre confiance et votre engagement nous donnent l’énergie de continuer à défendre une autre manière de faire de la politique locale, plus ouverte, plus honnête et plus respectueuse.
C’est avec vous, et pour vous, que nous nous engageons.